L’étudiante française à la rencontre de la ferveur patriotique Argentine

Oriana portant les deux drapeaux. Photo: Graziella Riou Harchaoui.

Oriana portant les deux drapeaux. Photo: Graziella Riou Harchaoui.

Cette année, une jeune étudiante française, venue de Buenos Aires avec le groupe de la «cabalgata fédéral de Yapeyú» comptait parmi les 1500 « jinetes ». Née de père franco-argentin et de mère française, Oriana a choisi l’Argentine il y a 4 ans pour étudier les sciences vétérinaires. C’était sa 2ème participation à la Cabalgata fédérale de Yapéyu mais sa première participation au défilé patriotique. En effet, en 2015 des pluies torrentielles avait empêché sa tenue.

Seule représentante de la France à participer au déflié patriotique organisé en hommage au Général San Martin, « El Libertador », la jeune étudiante vétérinaire a apprécié cette ferveur patriotique si typique de l’idiosyncrasie argentine, et elle a eu le privilège de défiler en portant les deux drapeaux, le Français et l’Argentin. Une expérience inédite pour la jeune femme qui reconnait n’avoir jamais ressentit ce sentiment en France, « malheureusement en France on n’est pas fier d’être français et si on l’est on n’ose pas l’exprimer. On a l’impression qu’il n’y a plus de patriotisme sain parce qu’il a été confisqué par les racistes et les xénophobes (…) »

Ce fut donc pour elle un moment empreint d’une grande émotion qui venait conclure trois jours de chevauchées non moins émotionnantes qu’elle doit aux organisteurs de la cabalgata fédérale de Yapeyú, « une nouvelle année, une nouvelle cabalgata, un nouvel hommage à San Martin qui fut une nouvelle merveilleuse expérience. Je leur suis tellement reconnaissante pour avoir rendu tout cela possible et pour ces quelques jours dans cette province que j’aime tant et qui ne cesse de m’étonner. J’ai eu la chance de porter les deux drapeaux et la fierté que j’ai ressentie ne peut s’exprimer par des mots (…) » Et déjà elle commence à compter les jours qui la séparent du prochain rendez-vous patriotique de Yapéyu.

 

Par Graziella Riou Harchaoui.