Martín

Hubert Demathey, nieto de Jeanne Paralieu Tachouères y Martín, bisnieto de Jean Paralieu Tachouères, con Marcelle Demalthey, la madre de Hubert.

Hubert Demathey, nieto de Jeanne Paralieu Tachouères y Martín, bisnieto de Jean Paralieu Tachouères, con Marcelle Demalthey, la madre de Hubert.

Martín est un Argentin. Un vrai Argentin. Il est né en Argentine, il y a grandi, le castellano est sa langue natale. Il est habitué à boire du maté et du bon vin de Mendoza, « mais quand même, le fromage et le canard… ». C’est sûr, rien ne remplace le fromage et le canard.

Petit-fils d’un Argentin dont le père est béarnais et la mère charentaise, Martín a travaillé pendant 7 ans pour le Consulat de France en Argentine, après avoir étudié les Relations Internationales à l’Universidad Nacional de Rosario. En 1999, des membres de sa famille française ont posé le pied à Buenos Aires. «Viste, las relaciones habían sido cortadas desde hacía 50 años ! » Martín et sa famille française se sont retrouvés, en Argentine, grâce à l’Ambassade de France. La même année, et après le même cinquantenaire de silence familial, l’une de ses cousines reçut, en Argentine, une carte postale tout droit postée de Charente.

Le fil presque visible, presque palpable, qui lie Martín à la France est double, et regroupe deux sphères primordiales de la vie : l’affect et le travail. Comment envisager sa vie autrement qu’à travers les relations entre l’Argentine et la France ? « Trabajando por el Consulado, encontré a montones de estudiantes de intercambio. Desarrollé relaciones afectivas y humanas con Franceses. Para mi, es lo que define a Francia, porque los países son la gente ».

À partir du lien entre ces deux sphères, une large partie de la vie de Martín est placée sous le signe des relations franco-argentines, qu’elles soient politiques ou affectives. Après avoir rencontré par hasard un groupe de Béarnais qui habitaient tout à côté du village où se trouvent ses racines françaises, Martin a travaillé un an de l’autre côté de l’Atlantique, s’offrant à l’occasion un périple sur les traces de son histoire familiale. « Llegando a Francia, hice decenas de amigos para la vida. Y a la vez encontraba mi historia, lo del pasado. »

Ajoutant Durkheim, Tocqueville ou Bourdieu à sa culture politique, comparant émerveillé les paysages, découvrant l’Histoire via l’architecture, pour Martín le lien entre le petit Hexagone et la vaste Argentine est très étroit : «tenemos el mismo humor lleno de ironía, de sarcasmo, de grotesco, nos gusta igual los aperitivos, las charlas de café, hablar de política… ». À tel point qu’il est devenu, dans son cercle affectif, la référence en matière de France !

 

Par Claire Griois.